Oct 072005
 
Deux semaines déjà que j’ai changé de cap. Enfin du temps libre, de la disponibilité d’esprit, de l’énergie, d’autres possibles. L’occasion de renouer avec des amis trop longtemps oubliés. Jicebe m’offre une de ses toiles numériques. Je la baptise karagöz de ce théâtre d’ombre turc traditionnel. Il me rapelle mes premiers pas à Paris. Mai 81… une année de rupture aussi. Fin des études, premiers voyages, amours, bohème… Nostalgie. Quelques réflexions d’un autre Bouchard :

« Les occasions de nostalgies sont rares, il faut les cultiver. Car bien sûr, c’est de cela que demain sera fait. »

« Quarantaine : ne s’agirait-il pas au fond de la dernière adolescence ? Tout se remet en question, nous sommes surpris par certaines de nos fragilités, tout devient grave et, surtout, nous sommes de plus en plus indécis. Dernière chance, première chance, c’est pareil. C’est la conscience au bord d’un saut. Tout est passage, alors il faut passer. »

Serge Bouchard, Quinze lieux communs, éd. Boréal.


Pour citer cet article (format MLA) : Traynard, Yves. « Jicebe ». ytraynard.fr 2021 [En ligne]. Page consultée en 2021. <https://www.ytraynard.fr/2005/10/jicebe/>

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