Mai 242006
 
Créteil, Université Paris XII, Amphi jaune (c) Yves Traynard 2006
Entrée en scène pour le dernier examen. Deux dissertations au menu du jour.
  • Le matin, « Quels sont les enjeux d’une gestion durable de l’environnement ? »
  • L’après-midi, « Face aux demandes et aux besoins croissants d’action humanitaire, comment les ONG peuvent-elles renforcer leur position et leurs capacités ? »

Tout le monde semblait ravi… surtout d’en finir avec les exams et de pouvoir enfin se consacrer au stage !



Mon plan détaillé commenté concernant le 2ème sujet.

Introduction

  1. Actualité du postulat : demandes et besoins croissants. Deux phénomènes l’expliquent :
    – amplification des catastrophes socio-naturelles (Tsunami, Cachemire, Niger) et mobilisation du public (quoique variable),
    – objectif de réduction de la grande pauvreté d’ici 2015, générateur de programmes ambitieux de développement.
  2. Périmètre de la dissertation : urgence et développement. Proximité des thématiques et polyvalence des acteurs
  3. Plan de la dissertation : en premier lieu définition de ce que l’on entend par renforcement de capacités et position puis proposition d’options pour y parvenir.

Nature des renforcements

  1. Renforcement en capacités
    Volume : traiter toujours plus et mieux
    Aire géographique : aller toujours plus loin, y compris dans des lieux difficilement accessibles (pour des raisons politiques ou d’accès pratique)
    Techniques : être à la pointe des savoir-faire
    Réactivité : dans les délais imposés par le besoin mais pas dans la précipitation pour autant !
  2. Renforcement en position
    Passe par la confiance, la crédibilité : tant auprès des bailleurs (public, privé organisations, particuliers) qu’auprès des bénéficiaires des programmes (Etats, partis au conflit, comme individus)
    Passe par la capacité à mobiliser des sommes importantes pour le financement des programmes (cf. point précédent)

Options pour ces renforcements

  1. Renforcement intrinsèque des ONG
    Professionnalisation, technicité, transparence en gestion de fonds, communication, clarté d’organisation permettant le développement…
    Mais la réponse individuelle, isolée des ONG ne suffit pas. Nécessité de développer des synergies à l’intérieur du secteur humanitaire.
  2. Mise en réseau des ONG
    Mutualisation : des ONG peuvent se spécialiser sur un métier précis pour y acquérir l’excellence. Ex. la logistique.
    Lobbying : être plus indépendant des exigences des bailleurs pour imposer le point de vue des bénéficiaires c’est aussi renforcer sa position.
  3. Concentration du secteur
    Objectif : faire des économies d’échelle comme dans l’industrie et les services. Risque : perte d’émulation et de souplesse. A double tranchant bien que les bailleurs poussent à la roue.
  4. Coordination des actions des ONG
    Point faible sur le terrain de l’urgence. L’absence de coordination est contre-productif y compris en image.
  5. Innovation
    La R&D; est indispensable. Recul nécessaire à l’action pour la rendre mieux adaptée aux besoins et plus performante. Elle doit être financée par les bailleurs.

Conclusion
Le mouvement est déjà amorcé. On peut s’attendre dans les prochaines années à la poursuite de la mutation du secteur humanitaire portée par les enjeux de sa croissance. Il serait intéressant dans quelques années de comparer ce mouvement par rapport aux évolutions subies par le secteur marchand avec la globalisation tant dans ses moyens que dans ses effets.


Pour citer cet article (format MLA) : Traynard, Yves. « Dernier jour à Créteil ». ytraynard.fr 2020 [En ligne]. Page consultée en 2020. <http://www.ytraynard.fr/2006/05/dernier-jour-a-creteil/>

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