Juin 272007
 

Ubud, Offrande (c) Yves Traynard 2007Les Dieux du ciel ont béni Galungan d’une eau abondante. Un déluge dès l’aube de ce grand jour sacré du calendrier balinais qui ne revient que tous les 210 jours. Les offrandes à Ida Sang Hyang Widhi pour la prospérité et le salut du monde ont pris l’eau. Drapé dans mon sarung et ma chemise blanche, la fleur de frangipanier à l’oreille gauche, le turban mal ajusté j’ai arpenté comme il se doit les multiples temples d’Ubud et les oratoires familiaux. Je dois avoir l’air un peu ridicule d’autant que beaucoup de touristes sont en short sans souci des consignes pourtant rappelées à l’entrée de chaque temple ! Qu’importe j’ai observé la règle. Galungan est surtout une fête familiale. Il n’y a pas de grands rassemblements comme pour les crémations, mais des offrandes individuelles portées par les femmes à moto. On se reçoit en famille, c’est ville morte, les touristes attendront. Pour du spectacle du vrai il faut assister aux crémations. Une agence spécialisée(*) vous y emmène pour 25 us$. A l’office du tourisme d’Ubud un grand tableau blanc libellé CREMATION indique les dates et lieux des prochaines séances. A Bali les morts ne sont pas brûlés tout de suite. C’est qu’il faut réunir l’argent de la fête. Au minimum 500 € soit une jolie somme pour le pays. C’est une fête qui doit accompagner le mort et il faut payer tout le nécessaire pour la cérémonie. Je n’y assisterai pas ; la période de Galungan n’est pas propice. Pour Galungan par contre les garçons dansent le Barong Bangkal de porche en porche, de commerces en maison, pour obtenir un peu d’argent. Ca s’appelle Ngelawang.
Parcouru le Bali Times(*), l’hebdomadaire anglophone de l’île. Interview d’un Balinais ancien commerçant à Surabaya qui rentre pour sa retraite. Il déplore que les jeunes s’éloignent de la religion et le coût exorbitant de la vie comparé à Java.


(*) The Bali Times