Avr 292011
 

Qingdao s’est révélée parfaite hôtesse pour ce pont des travailleurs. Un soleil ardent, un vent vivifiant, et un décor plutôt original pour la Chine. Contrairement aux villes côtières comme Tianjin, Shanghai, Hangzhou, Ningbo, Wenzhou et Canton que j’ai visitées, et où le touriste cherche vainement une mer qui se trouve à plusieurs dizaines de kilomètres de la ville, Qingdao regarde l’océan dans le bleu des cieux. La ville donne sur un long front de mer que l’on pourrait baptiser « la promenade des Allemands ». Car, comme à Xiamen, seuls des étrangers pouvaient inventer une ville au bord de la mer, à portée de tsunami, qui plus est, parsemée de collines et exposée à tous les vents au point qu’on n’y voit aucun deux roues même motorisés.

Avec ses collines, son anse bien dessinée, ses façades néo-gothiques à la rigueur toute luthérienne, ses toits de tuiles rouges, la vieille concession allemande hésite entre mer du Nord et Méditerranée.

Je loge dans une ancienne église baptiste des années 20 au fronton néo-classique(*). Sa façade me rappelle Athènes et Rome, deux capitales d’empire à la prudence très chinoise : le Pirée comme Ostie se tenaient loin de la ville.


(*) Kai Yue Youth Hostel, www.yhaqd.com. Une bière Tsingtao offerte chaque soir !


Pour citer cet article (format MLA) : Traynard, Yves. « La mer, enfin ! ». ytraynard.fr 2021 [En ligne]. Page consultée en 2021. <https://www.ytraynard.fr/2011/04/la-mer-enfin/>

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