Août 122010
 
Pour l’association Parisien d’un jour(*), j’anime des visites de mon quartier, non pas en tant que guide conférencier, ce serait bien prétentieux, mais en simple habitant soucieux de partager son univers avec des voyageurs du monde entier.

Paris, Belleville (c) Yves Traynard 2007

Voici en quelques lignes le programme de ma balade Belleville, de haut en bas.

Tournant résolument le dos au Paris monumental d’Haussmann, nous partirons à la découverte des derniers vestiges d’un Belleville villageois, populaire et jouisseur, contestataire, pauvre souvent, mais riche de ses initiatives et de sa diversité. La visite débute sous le porche de l’église Saint-Jean-Baptiste, coeur battant de l’ancien village de Belleville. Après un hommage à la figure emblématique du quartier, Edith Piaf, nous admirerons Paris du belvédère de la rue Piat chère à l’objectif de Willy Ronis. Afin de ressusciter le village bellevillois, nous flânerons de cours secrètes en passages privés et pour que l’illusion soit complète, nous nous inviterons dans un jardin partagé. Le parc de Belleville nous restituera la première richesse de Belleville sa vigne, son eau et son air pur. Dans le Bas-Belleville, les pierres, les rues, les écoles, les cours d’immeubles nous raconteront la prodigieuse aventure sociale du petit peuple ouvrier parisien quand il prit la colline. La Révolution, les conquêtes de l’Empire, la Commune, les deux dernières Guerres mondiales, les décolonisations et leurs mouvements forcés de populations sont autant d’évènements qui ont marqué le quartier souvent avant le reste de la France.

Parce que Belleville n’est pas peuplée que de fantômes du passé mais d’habitants fiers de leur carré parisien, nous ferons aussi l’expérience intime de ce quartier au présent. C’est en questionnant sa recomposition urbaine et sociale, ses nouveaux venus artistes et bobos, ses tensions aussi, que nous achèverons la visite d’un Belleville dynamique, inventif, métissé, pluriel, quelque part entre narghilé, kémia, canard laqué, bo-bun, poulet mafé, graff’ et terrasses branchées.

Pratique
Rendez-vous : Métro Jourdain (ligne 11), sous le porche de l’église Saint-Jean-Baptiste de Belleville.
Durée : 2h30, parcours de 3 km.
Point d’arrivée : Métro Couronnes.

Itinéraire indicatif
Comme il est de coutume, l’itinéraire est adapté en fonction des centres d’intérêt des participants… et de la météo ! Il peut donc varier d’un groupe à l’autre.


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(*) Tout savoir sur Parisien d’un Jour.

Pour citer cet article (format MLA) : Traynard, Yves. « Belleville, de haut en bas ». ytraynard.fr 2019 [En ligne]. Page consultée en 2019. <http://www.ytraynard.fr/2010/08/belleville-de-haut-en-bas/>

  One Response to “Belleville, de haut en bas”

  1. Coucou Yves,
    Je n’ai pas encore pris le temps de visiter tout ton blog, mais chaque fois que je viens chez toi, je suis enchantée.
    Je vais parler un peu de toi chez moi. (Je te « pique » la photo de ce post car elle est TROP BELLE !).
    pour agrémenter mon tout p’tit article…
    A très bientôt.
    GROS BISOUS.
    Bernadette.

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