Oct 292006
 

Namaacha (Mozambique)
 

La première étape de mon programme de visite m’a conduit à Namaacha à 75 km au sud de Maputo. Dans le chapa j’étais tassé contre une mamã(*) qui avait au moins mon âge. Et bavarde ! Ca change des Mozambicains plutôt réservés et des Mozambicaines effrontées. A ce propos je ne vous ai pas raconté la dernière trouvaille des Belles de nuit à Maputo. Afficher en gros chiffre le n° de téléphone sur l’écran de son portable et vous éblouir avec ostensiblement. J’en ai fait la délicate expérience au Jardim de Namorados alors que je dînais seul en terrasse. Mais revenons à cette respectable mama qui n’avait point de portable mais que de très modestes bagages. Elle m’a si bien décrit son Namaacha qu’avant même d’y poser un pied j’en connaissais toute la géographie. Comment définir ce gros bourg ? Disons tout à la fois très rural et montagnard, colonial et religieux. Une église qu’on croirait sortie d’un conte pour enfant, une assemblée chantante, des bonnes sœurs en foulard, une procession à l’ancienne à la sortie de la messe. Et encore un couvent de Franciscains, de vastes bâtisses à l’abandon (ancien séminaire ?), des courettes privées transformées en luxuriant jardin des plantes… Pour qui a vu les Alpes, dire que c’est montagneux serait prétentieux, vallonné serait plus juste. C’est tranquille, boisé, mais pas frais pour autant. L’air plus sec qu’à Maputo est respirable. Et encore, deux hôtels de bon standing avec petite piscine qui préparent déjà leurs formules réveillons, un Casino assez incongru en ce lieu et surtout au bout de la route flanquée de maisons coloniales qui ont eu leur heure, la frontière. Le Swaziland c’est juste derrière et ce sera pour une autre vie.


(*) «mamã» est le terme populaire à employer pour s’adresser avec respect à une personne mûr. J’ai moi-même droit à du «papa» au marché et dans les chapas.


Infos pratiques
Maputo-Namaacha : 40 MTn aller simple. Départs réguliers depuis Baixa (toutes les heures le matin). Angle Manganhela/Guerra Popular, derrière l’immeuble de la BIM. Compter 1h30. Passe par Boane. Le bourg de Namaacha s’égrène le long de la route vers la frontière. Le centre-ville se situe à hauteur du marché. Dans l’ordre d’arrivée : à droite, piste pour les Cascates (que j’ai ignorées en cette fin de saison sèche), puis quelques boutiques, marché central, Poste, TDM, Hôtel Limbobos, Siège du district et en face, à gauche, piste pour l’église et l’hôtel Xisaka (200 m). Au-delà de l’hôtel Libombos, à un kilomètre environ la frontière et un restaurant où l’on rôtit des poulets par dizaine sur un grand feu de bois. Il est prudent de prendre le chapa là où il se remplit, c’est à dire au poste frontière. Pas de souci pour rentrer un dimanche à 16h. Au-delà vérifier sur place.
Hôtel Libombos et Xisaka env. 40 usd le week-end la ch. simple ; 50 usd en semaine petit-déjeuner compris.


Pour citer cet article (format MLA) : Traynard, Yves. « Namaacha ». ytraynard.fr 2019 [En ligne]. Page consultée en 2019. <http://www.ytraynard.fr/2006/10/namaacha/>

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