Déc 092008
 

Malacca, Bassin (c) Yves Traynard 2007

En prolongement des réflexions de Camille de Toledo(*) sur la déploration, je vous livre cette intéressante analyse de Denis Tillinac sur le rôle de la nostalgie, si chère au tourisme, comme soupape de sécurité aux violentes transformations culturelles imposées par la modernité.

Le fond du problème [du terrorisme islamique] c’est l’incompatibilité totale entre la «modernité» et les systèmes de valeurs qu’elle éradique, les façons qu’elle démonétise le sacré, qu’elle profane. Les cultures, pour tout dire. Y compris les nôtres. A ceci près que nous Occidentaux, cohabitons depuis belle lurette avec le sentiment de la dépossession. Nous titubons en «déconstruisant» sans relâche, mais nous nous raccrochons encore aux branches d’un héritage tissé de contradictions. La «modernité» déshabille nos âmes mais nous avons appris à tricher avec, ou à noyer nos désarrois dans les eaux troubles de la nostalgie(**).


(*) voir mon billet : La déploration selon Camille de Toledo
(**) Denis Tillinac, Marianne, 6 au 12 décembre 2008, p.42.


Pour citer cet article (format MLA) : Traynard, Yves. « Les eaux troubles de la nostalgie ». ytraynard.fr 2021 [En ligne]. Page consultée en 2021. <https://www.ytraynard.fr/2008/12/les-eaux-troubles-de-la-nostalgie/>

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