Fév 112012
 

Si vous disposez de pas mal de temps libre et d’un cadre serein pour en profiter, vous pouvez vous plonger dans le dernier opus de Pierre Rosanvallon intitulé La Société des égaux(*). S’agissant d’un ouvrage de philosophie politique, il est bien difficile de le résumer(**). D’autant qu’on aurait vite fait de lui faire dire ce qu’il ne dit pas, impatient d’applications concrètes comme peut l’être un lecteur qui se cogne à trop de dialectique. Il laisse cette tâche de mise en programme à la gauche qu’il entend ainsi armer « d’une philosophie sociale, une force perçue comme porteuse d’un nouvel universalisme et d’un projet crédible d’émancipation, alors que nous vivons un processus de «dénationalisation» et de décomposition des démocraties-sociétés. »(***)

Dans l’ouvrage, il appréhende l’égalité comme relation sociale, et pas seulement comme forme de justice distributive ce qui lui permet de ressaisir dans un même cadre de réflexion plusieurs controverses actuelles sur la diversité, l’Etat assistance, le désenchantement du démocratique, etc.

Il refonde cette égalité qui aurait mal vieilli depuis la Révolution, autour de trois principes clefs : singularité, réciprocité et communalité.

Et comme je ne vous convaincrai pas de lire cette Société des égaux en définissant ce que recouvrent ces trois termes, parcourez l’entretien de leur auteur rapporté par Le Nouvel Observateur(***).


(*) Pierre Rosanvallon, La société des égaux, Seuil, 21,38 €, 2011.

(**) Le site nonfiction.fr s’est risqué à la critique… avec une rare économie de mots !

(***) Pierre Rosanvallon : pour une société des égaux, 02-09-2011, Le Nouvel Observateur.