Mai 152007
 

Georgetown, Love Lane (c) Yves Traynard 2007Voila une rue qui ne trahit pas son nom. Love Lane, passage de l’amour, encore aurait-il fallut préciser amour tarifé.
L’Oasis Hotel, adresse fétiche du Lonely Planet, est devenue un bordel au sens propre. Mais d’autres auberges ont ouvert pour le voyageur chaste(*) dans cette même Love Lane.
Aucun pays ne semble avoir trouvé une issue claire à la prostitution. A Georgetown nul ne peut ignorer le commerce qui se fait dans cette rue où femmes et travestis interpellent sans discrétion le passant. Les autorités ferment les yeux sur ce commerce alors que dans ce pays un homme et une femme non mariés – même étrangers – ne peuvent partager une chambre ! Paradoxal direz-vous. Mais en petite comme en grande vertu le paradoxe ne saurait résister bien longtemps au voyageur du présent.


(*) SD Guest-House, la mieux tenue des auberges de Love Lane. Peut-être trop bien. On se demande s’il s’agit d’un hôpital ou d’un hôtel. J’ai préféré la Love Lane Inn. plus familiale, aux mêmes tarifs. 5 € la simple, 7 € la double. Le D’Budget, cité par le Lonely Planet décidément mal renseigné est fermé.
===== Programme et autres notes
Le musée de Penang renferme une collection de cartes postales anciennes. Il est curieux de constater que celles qui sont vendues aujourd’hui dans les boutiques représentent les mêmes sujets. Comme si le présent de l’époque était celui d’aujourd’hui !


Pour citer cet article (format MLA) : Traynard, Yves. « Love Lane ». ytraynard.fr 2021 [En ligne]. Page consultée en 2021. <https://www.ytraynard.fr/2007/05/love-lane/>

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