Avr 282006
 

Paris, Petit Palais, le jardin (c) Yves Traynard 2006Préparation au départ suite. J’achève la mise à jour de mon carnet de vaccination avec l’hépatite B et échange de vieilles couronnes dentaires métalliques contre de flambantes céramiques. D’un palais l’autre, ce matin visite de l’expo Pérou au Petit palais. De slendides pièces dont des couvertures funéraires tissées aux motifs trahissant une maîtrise artistique extraordinaire (culture paracas) vous attendent aux côtés de masques robustes hiératiques et parés d’or et de céramiques anthropo/zoo/phyto(!)-morphiques au contraire très gracieuses. L’exposition balaye très large en donnant à voir plus de 4000 ans de civilisations et de cultures pré-hispaniques évidemment très différentes.
On y découvre que la sédentarisation apparait au Pérou finalement presque à la même période qu’au Proche-Orient. A ce jeu de conparaison on a envie de tout savoir de ce rameau extrême-occidental de notre humanité. Cette branche isolée nous renseignerait-elle sur ce qu’il y aurait d’universel à notre nature humaine (croyance, vie en société, évolution…) ? Et c’est là que l’on reste sur sa faim. Le Petit palais ne nous dit rien sur ces civilisations. Un étalage de beaux objets que peronne n’a pas pris la peine de dater ni de situer culturellement. Un peu frustré le visiteur s’est contenté de profiter du jardin et des bassins de ce palais construit pour ne pas survivre à l’expo universelle et pourtant toujours debout. Tout le contraire des civilisations ! Paris, Petit Palais, bassin (c) Yves Traynard 2006