Jan 302012
 

Il n’est jamais bien vu de critiquer les « bonnes oeuvres ». Pourtant cette critique est plus que jamais nécessaire. C’est bien là l’enseignement majeur de ce petit documentaire. Car au delà de la malhonnêteté évidente du personnage principal, c’est tout un système de représentation de l’autre, de préjugés, de rapport de domination et de dépendance entre le Nord et le Sud qui est questionné.

L’acte, aussi généreux soit-il, s’inscrit dans un monde massivement asymétrique qui en pervertit facilement le sens, qui crée le malentendu et… les malentendants.

Pour ceux qui comme moi n’ont pu se déplacer au Studio de l’Ermitage hier soir pour le Festival Bobines sociales, l’intégralité du documentaire est en ligne(*).


(*) Basse-cour ; si l’on te donne, il faut prendreUn film documentaire de Adrien Camus Coello. 2011 – France – 34 minutes – Troisième porte à gauche.

M. Seck, directeur d’école, se délecte à raconter comment l’argent envoyé par une petite association humanitaire finit invariablement dans sa poche et cela jusqu’au jour où des membres de l’association débarquent à l’école, on se dit qu’alors le jeu de dupe est terminé…


Pour citer cet article (format MLA) : Traynard, Yves. « Basse-cour humanitaire ». ytraynard.fr 2020 [En ligne]. Page consultée en 2020. <http://www.ytraynard.fr/2012/01/basse-cour-humanitaire/>

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