Déc 122008
 
Paris, Place Saint-Sulpice, le marché de Noël (c) Yves Traynard 2008 Paris, Métro Odéon (c) Yves Traynard 2008

Pékin est logée à la même enseigne glaciale que Paris en ce moment, si l’on en croit la conférencière de la Maison de la Chine venue nous vanter les merveilles de la capitale chinoise et de la méconnue Pingyao(*). Pékin connaît en effet un hiver long d’octobre à mars, qui tutoie en permanence le zéro, mais dont le ressenti est bien inférieur lorsque le vent s’en mêle. Elle aurait pu ajouter qu’étant plutôt sec il offre en contrepartie un ciel d’azur. Le printemps dure à peine plus d’un mois, celui d’avril, parfois gâché quelques jours par des tempêtes de sable. En mai la température s’élève annonçant la mousson lorsque s’abattent les pluies violentes de juin à mi-juillet. Ce n’est qu’à partir de l’Assomption que s’ouvre la seconde courte et belle saison du voyage : septembre. Evidemment la capitale du Nord n’est pas la Chine. Alors que le Pékinois grelotte devant sa soupe fumante, on se baigne à Hong-Kong. Quelques autres infos pratiques glanées lors de la présentation. 
Pékin
  • Y aller. Paris-Pékin c’est 9h de vol direct. Tout nouvel aéroport à 20km au N-E. de Pékin, Taxis, navettes d’hôtel. 
  • Se déplacer. Ville embouteillée et hélas métro peu pratique pour les touristes. Eviter la marche, exténuante à cause des distances, du climat et de la pollution. Préférer le taxi. Eviter les faux taxis n’est pas très dur : les officiels sont verts, jaunes, rouges. Ils sont pratiques, bon marché (quelques euros), avec compteur et reçu… si on arrive à se comprendre ! Toujours faire noter sa destination en chinois sur un papier par son hôtelier. 
  • Se diriger. Attention même le Novotel porte un nom chinois totalement différent. Se munir d’un plan en mandarin (pour montrer) et en pinyin (pour prononcer). Le Cartoville Gallimard est recommandable(**) en sus des documents de l’Office de tourisme(***) 
  • S’orienter. Rien de plus simple si on a le sens de l’orientation, sauf dans les hutong labyrinthiques que les taxis évitent. Le plan du centre ville est hérité de l’époque Ming. Trois villes dans la ville qui se dépoient ensuite en cercles concentriques au-delà du 1er périphérique et de son métro en boucle. L’axe N-S est bien marqué (un peu comme à Paris l’axe E-O). Utilisation des points cardinaux pour les rues qui font des dizaines de km. 
  • Heures de visites. Se lever tôt, 5-6h si l’on veut voir des Pékinois se réunir de manière informelle dans les parcs… (accordéon, chant, sport…) 
  • Place Tiananmen. C’est la plus grande place au monde, le coeur de la ville, là où trône la Cité interdite(***). Compter 0,5 j min. à condition de faire des choix entre à l’est les musées d’art, à l’ouest, la vie quotidienne impériale. Ce vaste ensemble construit est complété de cinq lacs, dont deux réservés aux officiels.
  • Le sud de la ville est très touristique. C’est l’ex-capitale chinoise populaire. On y trouve des théâtres. Des remparts il ne reste que les portes monumentales. Le temple du Ciel** est situé dans un immense parc. Partie populaire chinoise : quartier des (faux) antiquaires (liulichang). C’est là que l’on trouve pinceau et papier de riz. 
  • Au nord, pour un beau point de vue, on visitera la tour du Tambour et celle de la Cloche ainsi que le temple des Lamas** et le temple de Confucius*.
  • Au nord-est, quartier ultra-moderne on trouvera ambassades, centres commerciaux futuriste et expatriés. Mode (rue nurenjié), rue des fantomes, rue Sanlitoun (bars pour expatriés), 
  • A l’ouest, université et quartier vivant et quartier des JO.
  • Musées : Ne pas manquer le nouveau musée de la capitale** pour comprendre Pékin. rue commercante wangfujing, musée avec .maquettes de la ville. ·
  • Pékin est une ville bruyante, agitée. Pour du calme on se rendra dans les temples ou à Beihei (litt. « mer du nord ») avec stupa du dalai-lama du XVIIIe s. et restaurant fanshan (cuisine impériale) ou aller aux 3 lacs : maisons à cour carrée, en voie de montmartrisation. Plusieus anciennes résidences visitables (prince Gong, castrat : Melan Fang**), resto le long des berges. 
  • Horaires : attention les sites ferment tôt (16h). Le lundi est généralement jour de fermeture. 
  • Tarifs : billets assez chers. Temples : 2-6€, Cité interdite et autres jusqu’à 14€ · 
  • Plus loin du centre :  Au sud, monastère et temple des Nuages blancs** , le temple des Cinq pagodes*. Le palais d’été* est à 12km depuis la gare routière. 

Pingyao. 

Pingyao est un nouveau territoire tourisitique à 600 km de Pékin. Le mieux est de s’y rendre en confortable train de nuit. C’est une ville impériale préservée faute d’industrialisation. Une ville qui a conservé son immense rempart**. Elle remonte aux dynasties Ming et Qing, lorsqu’elle rayonnait par son commerce (sel, soie, soja…) organisé en réseau avec dépots et banques (traites). Magnifiques résidences**. Pingyao s’est endormie après 49 avant d’être resuscitée par un amateur d’art shanghaïen. En 1997 elle est inscrite au patrimoine de l’humanité de l’UNESCO. Le week-end c’est une destination appréciée des Pékinois. 
  • A voir en ville : quatre rues principales, temples, ancien Yamen** (centre administratif). Belles maisons et etablissement de change. Khan de luxe, maisons transformées en hôtels. On dort sur le kang, autrefois chauffé par dessous. 
  • Billet forfait : un jour = 14€.  
  • La province du Shanxi est très riche. On peut louer sans risque un vélo, pour gagner à 8 km le temple de la double forêt**, et à 15km la maison des Qiao* : 50 cours, 1000 personnes… C’est
    une maison de clan, là où fut tourné Epouses et concubines

(*) Maison de la Chine, cycle de rendez-vous culturels. Voir mon précédent billet  à propos de la conférence de Th. Sanjuan sur Pékin et Shanghai.

(**) Cartoville Pékin, Gallimard, mai 2006, 8.40 €.
(***) Office du Tourisme de Chine, 15, Rue de Berri, 75008 Paris. Tél.: 0033-1-56591010.