Juin 142006
 

De meilleures nouvelles aujourd’hui. E noque n’est plus en réanimation. Il parle péniblement mais « a toute sa tête », bien qu’il doive encore supporter une aide respiratoire. Nous avons pu lui rendre visite ce soir. La police privilégie la piste du vol. Ce qui ne change pas grand chose pour Enoque mais nous rassure un peu. D’autres agressions à main armée ont eu lieu dans le même quartier, près de la place du 25 juin, ces dernières semaines. On s’étonne que cette zone centrale ne soit pas surveillée. De manière générale il n’y a pratiquement aucune police dans les rues de Maputo. Le Mozambique est bon élève du FMI : tout a été mis en oeuvre pour limiter le volume de fonctionnaires et donc serrer le budget de l’Etat. La sécurité est financée directement par le citoyen selon ses moyens. Les boutiques paient leur vigile ; les habitations même modestes sont gardées de jour comme de nuit. De l’extérieur les immeubles ont l’air de prisons, les maisons individuelles de bunkers. Le plus grave c’est cette fatalité, l’absence de combativité face à ce fléau complètement intégré dans les mentalités. Comme s’il était impossible d’imaginer un monde sans violence. Avec un tel état d’esprit le combat s’avère difficile.
Passé la journée à reconstituer le modèle de données d’un des logiciels de la short-list à partir de la version de démonstration. Un exercice prenant qui permet d’échapper à la dure réalité.